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SOCIETY PRESS

FCC-CACH : Lamuka exige un dialogue sous l’arbitrage de l’Onu !

*Dans un mémo transmis hier, lundi 2 septembre 2019, à Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l’Onu en séjour en RD. Congo, la délégation de Lamuka, conduite par Pierre Lumbi Okongo, fait l’exégèse de la situation politique globale du pays, après les élections du 30 décembre 2018. Bien plus, elle peint un tableau sombre de l’évolution du pays et trace les perspectives pour les prochaines échéances électorales dont elle exige, au préalable, des réformes institutionnelles profondes.
Au bas mot, avec tout ce s’est passé, lors de la publication des résultats des élections en RD. Congo, Lamuka ne croirait aux élections comme mode par excellence d’accession au pouvoir que si et seulement si l’on réalisait des réformes substantielles au niveau de la CENI, de la Cour Constitutionnelle, de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, du Conseil Supérieur de l’Audio-visuel et de la Communication ainsi qu’à tant d’autres institutions d’appui à la démocratie.

Appel pressant

Voilà pourquoi, Lamuka estime qu’il est impérieux que les Nations Unies contribuent à promouvoir le dialogue entre les forces politiques et sociales les plus représentatives (LAMUKA d’un côté et la coalition FCC-CACH de l’autre côté) pour faire aboutir ces réformes par la consensualité républicaine nécessaire à la paix civile plutôt que par le jeu des majorités parlementaires arithmétiques et sans prise réelle sur le peuple.

Aussi, pour restaurer à jamais le peuple dans son statut de souverain primaire, conjurer les putschs électoraux et éviter que les Congolais necroient plus aux élections comme mode d’accession au pouvoir, LAMUKA tient-il à ce que des réformes substantielles soient réalisées avant les prochaines élections. Ces réformes concerneront notamment, la Cour constitutionnelle, la CENI, le Conseil Supérieur de l’Audio-visuelle et de la Communication, la Commission nationale des droits de l’homme et tant d’autres.

LAMUKA espère un changement fondamental et que les réformes structurelles requises seront opérées pour consolider l’Etat, restaurer son autorité, relancer l’économie nationale et améliorer sensiblement les conditions de vie des populations congolaises.

Impondérables

Auparavant, dans une sorte de tableau synoptique, Lamuka relève, au passage, d’innombrables impondérables qui, à son avis, doivent être écartées pour que le processus électoral à venir ne soit plus porteur des germes de conflictualité et des crises politiques à répétition.

La coalition LAMUKA pense, en effet, qu’en dépit du vote massif des Congolais en sa faveur, elle aurait été injustement réduite à la portion si congrue au sein des institutions de la République, qu’elle ne dispose pas d’un poids politique suffisant pour promouvoir ou influencer significativement les réformes nécessaires à l’instauration d’un régime démocratique, de l’État de droit et de la bonne gouvernance en République Démocratique du Congo. Elle déplore le fait que la coalition du pouvoir en place ait pris le contrôle total de la direction de l’Assemblée nationale, du Sénat et des assemblées provinciales, au mépris de tous les équilibres dus à l’Opposition.
Et, pourtant, dans l’entretemps, Lamuka, dans ce même mémo, note, par ailleurs, la déliquescence du pouvoir judiciaire, sans indépendance réelle, plus spécialement de la Cour constitutionnelle jugée impartiale et instrumentalisée ; l’affaiblissement continu de l’État et sa substitution dans ses fonctions régaliennes par les privés ; la généralisation de l’insécurité et du crime organisé à travers le pays ; la persistance des groupes armés au Nord-Kivu, Sud Kivu et en Ituri ainsi que les tueries récurrentes et en toute impunité des populations de ces provinces par lesdits groupes ;

La persistance et l’extension de certaines épidémies dont la maladie à virus Ebola et la rougeole ; la grogne sociale due à la précarité de la vie, aux inégalités sociales trop criantes et, de manière générale, à la détérioration sans cesse des conditions de vie des populations ; le chômage de masse qui touche particulièrement la jeunesse ; la poursuite du pillage des ressources naturelles du pays au détriment du plus grand nombre ainsi que la destruction massive de l’environnement et de l’écosystème ; la fuite des capitaux et le tassement des investissements privés ; la baisse très inquiétante des recettes publiques ; la corruption, la fraude et les détournements des deniers publics qui exposent à court terme, le pays, déjà exsangue, à la banqueroute.

Insécurité récurrente

Lamuka demande aux Nations Unies de mettre en exécution effective et de toute urgence, les recommandations des différents rapports des experts de l’O.N.U sur les ADF-NALU notamment, en créant une juridiction internationale ad hoc pour juger toutes les personnes, étrangères et congolaises, y dénoncées et sanctionner celles qui seront reconnues coupables. De même que les Nations Unies sont invitées à demeurer vigilantes et exigeantes en matière des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, quant au pillage des ressources naturelles de la RDC et à la destruction de l’environnement ainsi que de l’écosystème et à apporter leur soutien aux réformes institutionnelles nécessaires au renforcement de la démocratie, à la consolidation de la paix, à la défense de l’intégrité territoriale de la RDC, à la sécurité tant des personnes et des biens ainsi qu’à l’instauration de l’État de droit et de la bonne gouvernance.

Ebola à l’agenda

Lamuka insiste, enfin, sur le fait que les Nations Unies devront, dorénavant, maintenir et intensifier leur engagement dans la lutte contre les épidémies telles que la maladie à virus Ebola et la rougeole jusqu’à leur éradication totale en RDC, avant de réitérer son appel à l’appui des initiatives des réformes du système électoral dont celle de la loi électorale, de la CENI, de la Cour constitutionnelle et des institutions d’appui à la démocratie dont le Conseil Supérieur de l’Audio-visuel et de la Communication (CSAC) et la Commission Nationale des droits de l’Homme, afin d’éviter de reproduire les processus électoraux chaotiques antérieurs.

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